Gothika
Résumé
Sortie en salle le 07 janvier 2004
Réalisé par Mathieu Kassovitz
Casting Robert Downey Jr, Halle Berry, Pénélope Cruz
Genre Divers (Tous publics)
Durée 1 heure 40 minutes
Les premiers pas américains de Kassovitz. Juste une série B.
Une psychologue pour criminels de renom se réveille dans l'une des cellules de l'institution psychiatrique qui l'emploie. Elle est accusée d'un meurtre dont elle n'a aucun souvenir...
Une spécialiste en psychologie criminelle soigne des patientes dangereusement perturbées dans un établissement pour femmes que dirige son mari. Elle est au premier rang des accusés quand on retrouve son époux sauvagement assassiné. Tout la désigne comme coupable et pourtant elle n'a aucun souvenir de ce qui s'est passé
La belle Miranda tente de s'évader de la prison psychiatrique où elle se sent injustement enfermée. La tâche lui est facilitée par deux gardiens peu regardants : ils se régalent sur le petit écran de leur poste de contrôle d'une vieille série B des années 50.
Le clin d'oeil de l'autodérision de la part de Mathieu Kassovitz ? On l'espère. Car s'il assure consciencieusement le métier, il ne peut pas se prendre au sérieux dans cette aventure à inscrire elle aussi au registre de la série B. Il rêve d'une expérience américaine qui met du temps à se concrétiser, malgré l'appui que lui a depuis longtemps assuré Jodie Foster. En attendant de donner corps à des ambitions et des projets plus personnels, il lui faut témoigner de sa fiabilité
" On ne résiste pas à un appel de Joel Silver, " explique-t-il avec raison. Le producteur de Matrix lui a confié un scénario et un casting (Halle Berry tout juste oscarisée pour A l'ombre de la haine, Penelope Cruz, Robert Downey Jr, Charles S. Dutton), à charge pour lui de montrer qu'il était capable d'en faire un succès. Le contrat est rempli : il n'a pas dépassé, malgré une fracture d'un bras pour l'héroïne, le temps et le budget impartis, et le financeur du projet a largement récupéré sa mise avec le seul résultat des salles nord-américaines.
Il n'est pourtant pas sûr que cette bonne exécution ouvre à l'auteur de La haine et des Rivières pourpres les portes du cinéma qu'il ambitionne de tourner Outre-Atlantique. Si de nouvelles propositions hollywoodiennes le sollicitent, ça risque bien d'être pour ce type de produit qu'il vient de réussir. C'est-à-dire une anonyme production de série, bâtie sur un scénario mystico-horrifico-policier dont les méandres sont par moments difficiles à saisir, et racontée avec l'arsenal des artifices du genre. Images agitées, bruitages forcés, caméra speedée, visions hallucinées, tout y est. Venant d'un autre que lui, on pourrait évoquer un travail d'honnête artisan. Mais on mérite mieux de la part de Mathieu Kassovitz.








